Vous avez dit

Voyages...

Ceux qu'il faut aussi voir...

Jeudi 17 avril 2008

Quand ce lève le matin

A travers la fenêtre, l’éclat du petit jour,
Et les fragiles larmes de rosée sur les fleurs
Ont apporté à mon cœur un air de bonheur :
Quelqu’un dans le monde, pour moi a de l’amour.

Et comme un chant d’espoir, les trilles de l’alouette
Aux premières lueurs de cette aurore violette
Enchantent mon âme encore si peu éveillée.
Demain est un nouveau jour et hier est passé.

Les fleurs dans la cour commencent à s’épanouir ;
Dans l’immense ciel résonne un éclat de rire ;
Mes yeux se ferment et sur mes lèvres vient un sourire.

A l’horizon s’en va la brume du matin
Et les premiers rayons éloignent tout chagrin
Heureuse je resterai du moins jusqu’à demain.


Harmonie,
2003

A l'époque, une personne que je n'appréciais pas (et que je n'apprécie toujours pas) avait littéralement exigé que j'écrive "un joli sonnet". J'avais fini par écrire celui-ci, pour avoir la paix. C'est un poème que je n'aime pas beaucoup, à cause des souvenirs qui lui sont associés, mais un ami m'a fait remarquer que lui le trouvait beau (moi pas).
Cela m'intéresserait donc beaucoup de savoir comment vous, vous ressentez ce poème.

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Mercredi 9 avril 2008

Un épisode relativement célèbre de la vie de Gérard de Nerval : un jour, ses amis le surprennent dans les galeries du Palais Royal, promenant en laisse un... homard.
Surpris, ses amis lui demandent pourquoi il n'a pas choisi un chien, ce qui serait un petit peu plus dans la norme. A quoi le Poëte répondit avec superbe : "J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas... "

La plupart de ses biographes voient dans cet épisode l'un des signes avant-coureurs de sa folie. Or, rien n'est plus faux : les homards ont d'énormes avantages sur les chiens.

Tout d'abord, ils sont discrets : confiez-leur un secret, vous pouvez être sûr que tout le voisinage ne sera pas prévenu le lendemain. Alors qu'avec un chien... Commencez à lui dire quelque chose : il ira l'aboyer au chien du voisin, qui l'aboiera à son tour à un autre... Et il y en aura forcément un, parmi tous ces chiens prévenus, pour le répéter à un chat au cours d'une dispute...
Tout le monde sait que les chats sont télépathes. Quand vous vous apercevrez que toute la ville est au courant, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même.
Si vous souhaitez enterrer quelque chose dans votre jardin, vous vous apercevrez bien vite que votre chien a choisi cet endroit pour y enfouir son propre trésor. Et que de par ce fait le vôtre se trouve régulièrement exhumé aux yeux de tous.
Vous conviendrez aisément que pareille mésaventure ne vous serait pas arrivée si vous aviez choisi un homard.

Ils veilleront d'autant plus sur vos secrets qu'ils protègent les leurs : car ils connaissent la mer... Ils savent tout de l'univers caché de l'onde, ceux que les hommes tentent maladroitement de percer avec leurs combinaisons. Ils savent tout de cet élément qui n'est plus nôtre depuis notre naissance. Et cette sagesse-là, un chien ne peut l'avoir.

Et puis ils n'aboient pas : pas de hurlement de loup pour vous réveiller la nuit, pas de jappement qui feraient croire que la pauvre bête est torturée quand vous avez quelques minutes de retard pour la promenade quotidienne...

Non, force est de constater que les homards sont sérieusement avantagés par rapport aux chiens. Et par là-même que c'était une preuve de parfaite santé mentale et non de folie dont faisait preuve ce jour-là Gérard de Nerval...

Qui a osé dire que c'était moi que la folie guettait ???

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Jeudi 3 avril 2008

 "Hiver"

La neige semble un blanc linceul
Pour les noirs arbres agonisants
Comment s'est-il perdu ce peul
Pour finir dans ce désert blanc ?

Même le soleil semble froid
Si étranger, tant différent
Où retrouver le roi
Avec son éléphant ?

Cette terre a-t-elle une fin ? songe
L'homme solitaire et errant
Canal miroitant le peul longe
Aux baobabs en pensant

Aux dunes, au sable, aux rochers
Eternels, au delà du temps
Ici il ne peut point pêcher
Le peul retourne vers ses parents

Il abandonne le ciel sombre
Griffé d'éclairs arborescents
Au soleil oublie la pénombre
L'hiver il conte aux doux enfants


Maître Fred et Harmonie

Voici une jongle poétique avec Maître Fred.
Si vous ne savez pas ce que c'est, allez voir son blog !

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits
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Mercredi 2 avril 2008

Errance

Le temps est venu de l'errance
L'heure arrive des adieux
Rester, partir, mon coeur balance
Mais je m'en vais sous d'autres cieux

Le chemin m'appelle, je ne peux rester
Déjà mes pieds bougent, je rêve d'ailleurs

Ne tentez pas de retenir
L'élan qui me pousse à l'envol
Ô mes amis ce n'est pas fuir
Que d'aller fouler d'autres sols

L'appel qui résonne ne peut s'ignorer
Je dois m'en aller, sans larmes et sans pleurs

Elle a sonné l'heure du départ
Il est là le temps du voyage
Je dois partir et sans retard
Je suis nomade mais pas sage


Harmonie,

Gribouillé entre le 15 janvier et hier dans les transports... ce qui explique peut-être l'inspiration ?

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Samedi 29 mars 2008

- De quand datent vos premières relations avec Phi ?
Je m'appuie contre le dossier de la chaise. Je commence à trouver le temps long. Et je suis petite, isolée dans la pièce qui résonne, assise sur cette chaise, devant une table nue, entourée de ces types de la BIM qui ne cessent de m'interroger sur Phi. Je me demande ce qu'il a bien pu faire pour avoir déclenché leurs foudres. C'est qu'il est discret, Phi, mais ça ne l'empêche pas de se mêler de beaucoup de choses qui ne le regardent pas. Je n'aimerais pas lui causer des ennuis.
Leur fichue lampe reste braquée sur moi. Je déteste ça, être le centre de tous les regards. Je sais parfaitement que derrière leurs vitres teintées, il y en a d'autres qui m'observent.
Le grand type brun  me sourit et répète, comme une machine bien huilée :
- De quand datent vos premières relations avec Phi ?
La voix est encore gentille, mais je sens percer un soupçon d'agacement. Soudain, je décide de tout dire. De toute façon, je ne connais rien de compromettant. Et si je continue à me taire, ils vont croire que je cache vraiment quelque chose.
- En fait, c'est à cause des étoiles.
- Des étoiles ?
Pas vraiment surpris, le grand brun, à peine une nuance d'intérêt.
Je m'enhardis.
- Oui, des étoiles. J'ai toujours aimé les étoiles. Depuis toute petite. Ne sais pas trop pourquoi. Et puis, j'avais - j'ai toujours - un faible très prononcé pour les étoiles à cinq branches.
- Pourquoi ?
- Parce qu'on peut les tracer sans lever le stylo. D'un seul trait, pam ! avec un mouvement fluide. Un seul geste, et vous avez une étoile. C'est le cas de tous les polygones croisés impairs, mais cinq, c'est le plus facile à faire quand on est petit. Sept, c'est plus dur à gérer.
Il hoche la tête, compréhensif. Je continue.
- Je remplissais des feuilles et des feuilles d'étoiles à cinq branches. J'essayais de les faire les plus régulières possibles, mais en fait, je ne maîtrisais absolument pas la géométrie... Mais c'est resté quelque chose de magique pour moi. Et puis, quelques temps plus tard, je ne me rappelle pas quand, j'ai compris que pour qu'une étoile soit régulière, il fallait qu'elle soit comprise dans un cercle. Ca a été une véritable révélation vous savez ?
Il hoche de nouveau la tête. Ses yeux brillent. Soudain, je pense que s'il a choisi d'appartenir à la BIM, c'est qu'il doit aussi aimer les maths. Voilà qui le rend d'un coup plus sympathique, plus humain.
- Puis, j'ai appris à les tracer géométriquement... Donc, je connaissais déjà Phi, mais je ne savais pas que je le connaissais. Et puis, un jour, j'avais dix ans, j'ai appris son existence, le partage en extrême et moyenne raison, tout ça... Et puisque nous étions déjà amis à cause des pentagrammes, ben, nous avons simplement discuté... continué...
Ma voix s'éraille. L'autre type - pas le grand brun, celui avec les lunettes - m'apporte un verre d'eau.
- Merci, soufflé-je.

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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  • : J'ai toujours trouvé que l'autoportrait était un exercice difficile... Ah si, je me balade parfois sous le nom d'Etoile (Etoile = Harmonie).

Remerciements

Je remercie SaT pour m'avoir gentiment offert le dessin qui me sert d'avatar. Drôlement sympa, vous ne trouvez pas ? (c'est lui qui dessine La République des Fourmis ).

 

Je remercie aussi Padidu qui est en train de me fabriquer une bannière.  Et C_kissa qui m'as aidée pour mon fond.
(Voir mon Atelier... )

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