Vous avez dit

Voyages...

Ceux qu'il faut aussi voir...

Jeudi 24 janvier 2008

Je n'ai pas grand chose à dire, je voulais juste signaler que le jury de lundi s'est bien passé (depuis le temps que je vous en parle, c'est bien la moindre des choses de vous le dire, non ?).
Donc a priori je ne redouble pas, et je continue mes études d'architecture...

Vous êtes motivés pour que je mette en ligne mes autres textes, ou "Regard de l'arbre sur la ville" vous a endormis ?
(vous n'êtes absolument pas obligés de répondre oui si vous n'en avez pas envie :-) ).

Et après, j'ai un troisième texte à vous proposer, c'est un travail sur l'architecture et le sacré... Oui ? Non ?
A vous de décider !

par Harmonie publié dans : Divers
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Jeudi 24 janvier 2008
Je suis l’idée fugace qui a traversé ton esprit
Sans que tu puisses la saisir
Je suis le rêve qui ce soir t’a réveillé en sursaut
Sans que tu puisses t’en souvenir
Je suis l’être qui à midi marchait à côté de toi
Sans que tu puisses voir son ombre
Je suis l’ombre aphone et patiente qui s’attache à tes pas
Sans que tu puisses m’apercevoir
Je suis le chuchotis qui se mêlait au doux bruit du vent
Sans que tu puisses me comprendre
 
Un poète a dit mon nom est écrit sur l’eau
Le mien n’est que le reflet fragile de cette eau
Et l’eau comme le sable fin comme le temps
Que tu cherches à garder s’écoule entre tes doigts
Sans que tu puisses la retenir.
 
Je suis l’illusion qui s’efface
Car on ne voit bien les fantômes que dans l’obscurité
Je ne suis plus qu’un spectre obscur dans la lumière des néons
Et qui lentement disparaît
Je ne suis plus qu’un ancien souvenir qu’on a oublié
Dont il ne reste plus de trace
 
Comme ces mots jetés sur le papier
Et qui désertent les pages des livres
Jusqu’à ce qu’elles deviennent blanches et vierges
La pureté de qui n’existe pas
 
Comme ce néant ce vide ce rien qui m’entoure
Je deviens translucide je deviens fumée
Je deviens la buée qui se colle à tes vitres
 
Je m’efface
Car à tes yeux
Je n’existe pas
 

Harmonie,
Février 2006,

Pour autant que je me souvienne, c'est la deuxième version d'un poème griffonné lors d'une répétition pour un concert...
par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits
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Mercredi 23 janvier 2008

Je suis quelqu'un d'éminement logique : j'ai fait la liste des articles que je devais publier, mais finalement j'en écris un autre...

Pour vous donner un ordre d'idées, j'aime à peu près autant Notre-Dame de Paris que Nerval... Il y a des endroits comme ça, qui vous bouleversent totalement.

Il faut savoir que la cathédrale du Moyen Âge ne ressemblait pas tellement à celle d'aujourd'hui. Celle-ci a été modifiée au cours des siècles, et notamment au XIX par l'architecte Viollet-le-Duc, qui l'a restaurée "comme elle aurait dû être" et non comme elle était... C'est-à-dire qu'il lui a ajouté une flèche, et les gargouilles de la galerie des Chimères, ainsi que plusieurs statues. (Ce qui vous fait dire que le dessin animé de Walt Disney, en plus de ne pas respecter l'oeuvre de Victor Hugo, ne respecte pas davantage la réalité historique).

L'avez-vous déjà visitée ?
En fait, peu importe, je vais tenter de vous la faire découvrir telle qu'elle existait autrefois...

Il faut avancer le long des quais de l'île de la Cité les yeux fermés, il est donc nécessaire d'avoir un guide. Ne pas ouvrir les yeux sur le parvis. Se dire qu'à l'origine le parvis était beaucoup plus petit, pour ne pas dire pratiquement inexistant.
Il n'y avait pas de recul possible pour admirer la façade. Aujourd'hui, nous voyons son extérieur, dans son splendide isolement, mais à l'époque, tout était construit, disparaissait sous les bâtiments voisins.
Il faut imaginer que l'Hôtel-Dieu s'appuyait sur l'un des côtés, de l'autre le cloître Notre-Dame, la communauté des chanoines, l'espace restant occupé par le chantier...
L'architecture gothique est une architecture de l'intérieur, dans lequel l'extérieur est relativement dédaigné, car normalement invisible. Si nous admirons aujourd'hui les silhouettes effilées des arcs-boutants, c'est parce qu'aucun architecte ne s'est donné la peine de les masquer, puisqu'ils ne pouvaient pas être vus.

Pourquoi fermer les yeux ? Pour concevoir l'émoi de l'homme médiéval pénétrant dans une cathédrale gothique...

Tourbillon de beauté, de lumière, espace grandiose.
Le citadin du Moyen Âge vit dans un univers étriqué. Les ruelles sont tellement étroites que parfois le soleil n'y pénètre pas. Les places sont petites, les ponts sont habités, couverts de maisons qui bloquent le regard. Nulle part, si ce n'est à la campagne, il n'a pu faire l'expérience d'un espace dégagé, simplement grand.
Nous qui vivons dans le luxe des grands boulevards, des perspectives, nous avons du mal à imaginer comment ils devaient percevoir l'espace à l'époque...

Et puis un jour, il pénètre dans la cathédrale.
Le toit est si haut qu'il se confond avec le ciel, d'ailleurs c'est peut-être bien le ciel, puisque la voûte étoilée y est reproduite... Il y a de la lumière, tant et tant de lumière, lumière divine, sacrée, qui sanctifie celui qu'elle touche... Et des couleurs, une véritable débauche de couleurs.

Car on est très loin de l'esthétique de la pierre nue. A l'époque la pierre n'est pas nue, elle ne semble belle à personne ainsi. Elle est peinte, recouverte de couleurs, dégoulinante de couleurs.
Aujourd'hui, à notre époque de camaïeu, de demi-teintes, nous les dirions vives, voire criardes, ces couleurs... Du bleu , du rouge, du vert, du rose, de l'or...
Mais à l'époque, c'est normal. Car la couleur n'est pas belle en elle-même, ce n'est pas cela qui importe, mais ce qu'elle symbolise...
Dans une cathédrale, tout est symbole.
Tout est porteur d'un message, tout a un sens.

Et si ce code nous paraît étrange, c'est simplement parce que nous avons changé...

Imaginez donc une cathédrale de couleurs, entièrement peinte. Même le sol est coloré, couvert de carreaux vernissés et non du damier noir et blanc qui le couvre actuellement...
A la croisée des transepts, un Labyrinthe. Le pélerin le parcourt à genoux, et c'est censé être équivalent à un pèlerinage à Jérusalem...
Ne dis-t-on pas que la cathédrale est à l'image de la Jérusalem céleste ?

Le Labyrinthe a été détruit, sans même qu'il en soit fait un relevé. Il était la transition entre l'espace profane et l'espace sacré. Car toute la cathédrale n'est pas sacrée, seul le choeur l'est. Dans la nef, des marchands se sont installés, on y fait marché, on y conte fleurette, on s'y donne rendez-vous...
On est très loin du silence que nous associons aujourd'hui à ces lieux-là. Le religieux semble d'autant moins sacré qu'il est plus révéré. Notre respect d'aujourd'hui semble pallier au manque de foi.
Est-ce mieux ou moins bien ? Moi qui rentre dans la catégorie de ceux qui respectent et n'ont pas cette foi-là...

Finalement, la horde de touristes qui envahit tous les jours Notre-Dame la rend de nouveau plus accessible, moins hiératique et imposante (ah oui, petite précision, elle ouvre à 7h45, et jusqu'à huit heures et demie ou neuf heures, on est à peu près tranquille, après euh... pour la tranquillité, vous pouvez renoncer).

Il me reste tant de choses à dire... mais parfois il faut laisser parler le silence, et ne reprendre qu'après un pur moment d'émerveillement.


par Harmonie publié dans : Carnets de Voyage communauté : Les Cheminants
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Mercredi 23 janvier 2008
Les roses

Dans le ciel, les fins voiles nacrés de l’aurore
Brillent, chatoyants parfois rosés et souvent d’or
Eclaboussant de leur douce lumière ; les roses
Toujours fermées, en boutons, pas encore écloses.
 
Bientôt les bourgeons, faibles cocons, s’ouvriront
Et, telles des chrysalides, les fleurs parfumeront
De leurs entêtants, exquis et suaves parfums
Le jardin et la véranda où je me tiens.
 
Leurs pétales aux magnifiques tons pastel
Formeront un tapis aux couleurs de l’arc-en-ciel
Qui ondulera comme les vagues de la mer.
Mais les plus jolies fleurs sont toujours éphémères.
 
Avant que ne souffle l’obsédant vent de l’automne
Et que les feuilles des arbres ne prennent des teintes mornes
Laissez vos féeriques corolles déployées
Avant qu’elles ne fanent dans la chaleur de l’été
 
Seules les plus solides d’entre vous, fragiles fleurs
Pourront peut-être résister aux premières froideurs
Même si le gel immortalise vos beautés
Vous vous éparpillerez dans les blanches allées.
 
La froide neige immaculée de l’hiver,
Vous verra racornir, frêles roses trémières ;
Mais aujourd’hui, jeunes pousses encore ignorantes
Du lourd destin qui vous échoît ; restez vivantes !


Harmonie,
Février 2003,

Peut-être bien mon premier "vrai"poème, pour un travail scolaire...
par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits
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Mardi 22 janvier 2008
Postface
Où l’on parle toujours d’urbanisme.
 
J’ai écrit ces pages comme un roman d’amour et d’aventures, dédié à ma ville chérie, Paris.
Il y avait des milliers de choses à dire, de faits à rapporter ; il était impossible que je raconte tout ce dont je me souviens.
Je vis Paris comme un organisme, une femme s’admirant elle-même dans le miroir de la Seine, s’offrant à la vue depuis ses monuments, dirigeant nos regards de par ses axes.
Je crois que, malgré tout ce que vous semblez croire, Paris vit sa propre vie et n’accepte les changements que vous lui imposez que parce qu’elle sait que refuser les modifications ferait d’elle une ville morte, et non une ville éternellement jeune.
 
Depuis des siècles je la regarde faire, susciter amour et haine, admiration et jalousie. A ce jeu-là elle est très douée et si vous flânez trop longtemps dans ses rues, prenez garde ! Il est facile de se laisser fasciner.
Avis au lecteur et au passant…
par Harmonie publié dans : Architecture
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  • : J'ai toujours trouvé que l'autoportrait était un exercice difficile... Ah si, je me balade parfois sous le nom d'Etoile (Etoile = Harmonie).

Remerciements

Je remercie SaT pour m'avoir gentiment offert le dessin qui me sert d'avatar. Drôlement sympa, vous ne trouvez pas ? (c'est lui qui dessine La République des Fourmis ).

 

Je remercie aussi Padidu qui est en train de me fabriquer une bannière.  Et C_kissa qui m'as aidée pour mon fond.
(Voir mon Atelier... )

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