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Voyages...

Ceux qu'il faut aussi voir...

Lundi 16 juin 2008

Vous vous rappelez de ma devinette ? (voilà la réponse pour ceux qui l'auraient manquée). En fait je vous l'ai posée par rapport à cette photo :


C'est le portail Sainte-Anne, celui qui est à droite de la façade de Notre-Dame de Paris.
Comme vous pouvez le constater, la Vierge du tympan est assise.


Ce qui a longtemps posé question aux historiens, puisque Notre-Dame de Paris appartient à l'Art Français (rebaptisé Art Gothique au XIXème siècle)...

L'hypothèse la plus probable est que le portail Sainte Anne est en fait la récupération du tympan de la précédente église Saint-Etienne (voir l'historique ici).
Le tympan roman aurait ensuite été encastré dans le tympan gothique.


Du travail magnifique, non ?

par Harmonie publié dans : Carnets de Voyage communauté : Les Cheminants
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Dimanche 15 juin 2008

Ce très grand mystique soufi, créateur des derviches tourneurs, a écrit des poèmes, les Dîvân-E Shams-E Tabrîzî, traduites en français sous le nom d'Odes Mystiques.

Je ne résiste pas à l'envie d'en partager une avec vous :
Ode 36

Ô Maître, viens ! Ô Maître, viens ! Ô Seigneur, reviens !
Ne me fais pas languir, ne me fais pas languir ! Ô Maître habile, au beau visage, viens !
Vois cet amant éloigné de toi, vois ce monde bouleversé,
Vois celui qui est à la fois ivre et assoiffé, ô toi le roi des enivrés, viens !
Tu es la main, tu es le pied, tu es l'existence de toute existence ;
Tu es le rossignol extasié, viens vers la roseraie.
Tu es l'oreille, tu es l'oeil, tu es l'élu de tous.
Ô toi aussi précieux que Joseph volé, viens au bazar.
Ô toi caché aux yeux, ô toi qui es pour tous l'âme et le monde,
De nouveau viens, en dansant,  hors de toi.
Tu es la clarté du jour, tu es la joie  qui brûle le chagrin,
Tu es la lune qui illumine la nuit, ô toi nuage de douceur, viens !
Ô étendard d'un monde nouveau, toute intelligence est en gage chez toi.
Ne viens pas et ne t'en vas pas à tout instant : viens pour tout de bon.
Ô coeur ensanglanté, quelle passion, quelle folie !
Le raisin est déjà mûr, ne presse pas le raisin vert, viens !
Ô nuit troublée, disparais ! Ô chagrin indicible, éloigne-toi !
Ô intelligence endormie, anéantis-toi ! Ô plénitude éveillée, viens !
Ô coeur égaré, viens ! Ô âme blessée, viens !
Si la porte est fermée, viens à travers le mur.
Ô souffle de Noé, viens ! Ô désir de l'âme, viens !
Ô onguent des malades, viens ! Ô santé des souffrants, viens !
Ô toi dont le visage rayonne comme la lune, ô toi pareil à l'eau qui court au coeur du ruisseau,
Cherche la joie des amoureux ; en dépit des ennemis, viens.
Ô âme pleine de discours, tais-toi. Jusqu'à quand ces paroles ?
Jusques à quand frapperas-tu sur le tambour de l'éloquence ?
Sans lèvres et sans paroles, viens.

par Harmonie publié dans : Mythes, légendes, textes sacrés communauté : Les Cheminants
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Samedi 14 juin 2008

Ospitalita

Dans des vers immortels que vous savez sans doute,
Dante acceptant d'un prince et le toit et l'appui,
Des chagrins de l'exil abreuvé goutte à goutte,
Nous a montré son coeur tout plein d'un sombre ennui ;
Et combien est amer, pour celui qui le goûte,
Le pain de l'étranger, et tout ce qu'il en coûte
De monter et descendre à l'escalier d'autrui...
Moi, qui ne le vaux pas, j'ai trouvé mieux que lui.
Ici, malgré ces vers de funèbre présage,
J'ai trouvé le pain bon, et meilleur le visage,
Et l'opulent bien-être et les plaisirs permis.
C'est que Dante, égaré dans des sphères trop hautes,
Avait un protecteur, et que moi j'ai des hôtes ;
C'est qu'il avait un maître et que j'ai des amis.


Félix Arvers
Mes Heures perdues

par Harmonie publié dans : Poésies que j'aime...
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Vendredi 13 juin 2008

Ivresse livresque, I
Ivresse livresque, II


Le livre comme un fil fragile dans les méandres de l'imagination.

V

L'infinie puissance du lecteur. Comme si le livre n'existait que pour être lu. Je lis, donc j'existe.
Je lis donc je fais exister...
La douce griserie des infinis recommencements.
Chaque fois que je reprendrai le livre, j'entendrai la voix tremblotante de Solal déguisé en vieillard souffler la plus belle déclaration d'amour que j'ai jamais lue.
Chaque fois que mes doigts se glisseront jusqu'au dernier chapitre, j'irai, souffle de vent invisible et pourtant là, chanter la complainte d'un Jean Valjean mort solitaire. Et pourtant tu n'étais pas seul, accompagné par les larmes de tes milliers de lecteurs.
Je suis seule face au livre, mais je sais en marchant dans la rue que d'autres que moi, ces inconnus, sont pourtant mes frères, eux qui gardent la même tombe isolée dans un recoin de leur mémoire.

VI
Le livre comme destin.
Je peux croire, rêver ma toute-puissance, décider que les choses se passeront différement. Ne pas lire le dernier chapitre, et Esméralda ne sera pas pendue.
Mais ne pas le lire, le temps comme suspendu, arrêté, n'empêchera jamais le sort de s'accomplir, les mots ne changent pas, le destin est le même.
C'était écrit.
Ananké, fatalité.

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Jeudi 12 juin 2008

Pour ceux qui se demandent d'où vient l'avatar de mon blog (repris dans la bannière) : c'est le Labyrinthe de la cathédrale d'Amiens.

Situé à la cinquième travée de la nef, ce labyrinthe a été reconstruit à l'identique au XIXème siècle, la pierre centrale originale étant transférée au musée de Picardie. Le Labyrinthe original datait du XIIIème.
De plan octogonal (contrairement à celui de Chartres, très connu qui est circulaire), il présente une autre particularité : le chemin est en noir est les "murs" de couleur claire. Il fait 234 mètres de long.

Au centre du labyrinthe il y a une pierre gravée.


Sur cette pierre sont visibles quatres personnages : l'évêque Evrard de Fouilloy et les trois architectes-maîtres d'oeuvre de la cathédrale...
La croix indique les points cardinaux, chacun protégé par un ange.

Le texte gravé sur la bande de cuivre est le suivant :

"En l an de grace mil IIc
Et XX fu leuvre de cheens
Premierement encommenchie.
Adonc yert de cheste evesquie
Evrart evesque beneis
Et roy de France Loeys
Qui fu filz Philippe le sage.
Chil qui maistre yert de loeuvre
Maistre Robert estoit només
Et de Lusarches surnommes.
Maistre Thomas fu après luy
De Cormont et apres cestuy
Ses filz maistre Renaut qui mettre
Fist à chest point cy ceste lettre
Que l incarnation valoit
XIIIc ans, XII en faloit."

J'ai trouvé la traduction sur Internet :
" En l'an de grâce 1220, cette oeuvre fut commencée. L'évêque béni de ce diocèse était alors Evrard et le roi de France Louis, fils de Philippe le Sage. Celui qui était maître d'oeuvre était nommé "Maître Robert" et surnommé "de Luzarches". Après lui vient Maître Thomas de Cormont et après celui-ci son fils Maître Renaut qui fit mettre, à cet endroit-ci, cette inscription en l'an de l'Incarnation 1288."

Le jour de la Saint Jean-Baptiste, à 15 heures précises, un rayon de soleil vient frapper la pierre centrale du Labyrinthe...

par Harmonie publié dans : Architecture communauté : Les Cheminants
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Remerciements

Je remercie SaT pour m'avoir gentiment offert le dessin qui me sert d'avatar. Drôlement sympa, vous ne trouvez pas ? (c'est lui qui dessine La République des Fourmis ).

 

Je remercie aussi Padidu qui est en train de me fabriquer une bannière.  Et C_kissa qui m'as aidée pour mon fond.
(Voir mon Atelier... )

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