J’ai écouté chanter les blanches pâquerettes,
le 25 et 26 mai 2003
C'est un autre poème de quand j'étais petite...
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Délire nocturne
Je suis, mais toi tu es.
Pourquoi si moi je suis,
Toi tu ne suis donc pas ?
Je suis, mais toi tu es.
Si toi tu n’étais plus,
Moi le serais-je encore ?
Je suis mais toi tu hais !
Tu hais ce que je suis,
Mais tu es ce que je suis !
Je suis mais toi tu es.
Je suis car toi tu es !
Tu es, mais moi je suis.
Toi et moi nous sommes,
Parce que je suis,
Et que toi tu es.
C'est un vieux poème (enfin, relativement bien sûr) que j'ai écrit en avril 2003 à la suite d'un rêve bizarre (encore plus que d'habitude) d'où le titre.
Je suis retombée dessus par hasard, ça m'a fait rire, donc je le mets en ligne.
Il y a trois mois je n'étais pour ainsi dire presque jamais allée sur Internet. Maintenant je découvre la blogosphère. J'ai découvert pleins de blogs très intéressants, en particulier sur la
fantasy...
J'ai donc fait une sérieuse "rechute" dans l'univers fantastique.
Ici je dois vous avouer quelque chose : j'écris.
J'ai commencé à écrire pratiquement dès que j'ai su lire, essentiellement de la fantasy, un peu de science-fiction (quoique les frontières entre ces deux genres soient parfois perméables), de la
poésie (il y en a un exemplaire un peu plus bas).
J'ai une capacité de concentration et d'imagination impressionnante, paraît-il. Moi, j'ai un peu de mal à concevoir que l'on puisse ne pas avoir une bonne dizaine d'univers différents dans la
tête. On m'a dit solitaire, rien n'est plus faux : je suis sans cesse accompagnée de milliers de personnages, avec chacun leurs vies, leurs souvenirs, leurs rêves. Comment pourrai-je me sentir
seule ?
J'entends des voix et j'ai des visions, j'en suis heureuse, et si cela signifie que je suis folle, tant mieux.
Seulement il y a un problème : toutes ces histoires sont réelles dans mon esprit (non je ne fais pas une crise, je sais que c'est imaginaire, mais je le ressens comme vrai), aucun mot ne
me semble alors à la hauteur.
Ce qui est si clair et si beau lorsque j'ai les yeux fermés semble banal et pâlot une fois écrit. Je ne suis jamais satisfaite.
Mon autre problème : je connais parfaitement mes histoires. Je n'ai pas vraiment l'impression de décider, plutôt d'avoir connaissance d'une histoire et d'avoir eu l'immense privilège d'être
choisie pour la raconter. J'ai le devoir de ne pas trahir la pensée de mes personnages.
Je n'écris pas mes histoires dans l'ordre chronologique, mais plutôt chaque passage comme il me vient, au moment où il me vient. Autant dire que c'est pratiquement incompréhensible pour celui à
qui je n'ai pas expliqué l'histoire de vive voix.
Et comme je n'éprouve pas véritablement le besoin de me lire moi-même, j'ai tendance à ne pas avoir le courage de retranscrire sur papier mes différents univers. Ou à relire ce que j'ai déjà
écrit, le juger nul et supprimer. Ce qui fait qu'il en reste encore moins.
Rationnellement je sais ce que je devrais faire : me forcer à écrire, dans l'ordre chronologique un premier jet, même nul, et quand l'histoire sera entièrement écrite de cette façon alors
seulement me donner l'autorisation de retoucher, quitte à tout chambouler.
Sauf que seule devant mon ordinateur je ne trouve pas le courage.
J'avais presque renoncé à écrire, mais c'est une vraie drogue dure, on ne parvient jamais vraiment à décrocher, on diminue les doses c'est tout.
Suis un peu déprimée aujourd'hui.
Je remercie SaT pour m'avoir gentiment offert le dessin qui me sert d'avatar. Drôlement sympa, vous ne trouvez pas ? (c'est lui qui dessine La République des Fourmis ).
Je remercie aussi Padidu qui est en train de me fabriquer une bannière. Et C_kissa qui m'as aidée pour mon fond.
(Voir mon Atelier... )
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