D'après le communiqué de presse des préfectures du Vaucluse et de la Drôme, 30 m3 d'effluents radioactifs ont été déversés sur le sol et dans le canal adjacent.
Les effluents contenaient 12 gramme d'uranium par litre.
Comme vous pouvez le constater, les mesures sont données en unité de masse et non en unité de mesure de la radioactivité (becquerel).
Cela ne permet pas d'estimer la gravité de la fuite.
Faisons un petit calcul :
L'uranium 235 est le seul radioactif (si on excepte les isotopes artificiels 232 et 236). A l'état naturel, le rapport est de 0,7% d'uranium radioactif par rapport à l'uranium stable. L'acitivité massique correspondant à 12 grammes par litre est de 307 000 Bq/L. Soit pour un rejet de 30 mètre cube plus de 9 000 000 Bq ! Et cela en prenant le rapport isotopique naturel, alors que la SOCATRI utilise des uraniums dont le rapport isiotopique peut aller jusqu'à 5% .
Pour avoir un élément de comparaison, la limite d'activité volumique des isotopes de l'uranium dans les effluents après traitement (arrêté du 16 août 2005) est de 50 Bq/L.
Les rejets n'ont pas été faits uniquement dans le canal de Donzère-Mondragon, mais aussi dans le canal attenant à la Gaffière (qui n'a pas un débit d'eau suffisant pour assurer la sécurité) et une partie sur la terre.

J'ajouterai les informations à cet article à mesure que je les aurai.
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