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Voyages...

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Vendredi 4 juillet 2008

Exercice 28 de la communauté écriture ludique. Je voulais faire un texte en deux parties, mais je me suis aperçue que c'était vraiment très long. C'est donc un texte avec les mots de la première liste. Tous les mots de cette liste ont été utilisés.

                                          ***

Je ne sais pas ce qui m’a pris. J’ai peut-être simplement cherché à échapper à la folie.
Mais sans doute faut-il être déjà fou pour croire que se noyer dans les profondeurs de son propre esprit est une bonne idée.

J’avais erré pendant des heures. Sans savoir où j’allais, sans aller quelque part peut-être. Non, c’est sûr : je n’allais nulle part. Marcher, encore et encore, un pied après l’autre, jusqu’à ce que tout mon corps crie d’épuisement, que mes muscles soient sur le point d’exploser, et que je menace de m’effondrer à chaque pas.
Parce que tant que je marchais les choses ne se délitaient pas, c’était comme si je maintenais le monde en ordre. Il existait pour que je marche, et il perdurerait tant que je marcherais. Cela semblait logique. Toute chose se doit d’avoir une raison d’être.

J’avais conscience que cela ne durerait pas. Qu’il faudrait que je m’arrête. Et l’angoisse montait de ce qui se passerait quand cela adviendrait. Une angoisse sourde qui naissait au creux de mon ventre et s’étendait en vrilles le long de mon dos. Une angoisse eschatologique qui agissait sur moi comme un poison. Je frissonnais devant ce désastre annoncé.
Alors j’essayais de repousser les démons grimaçants, de les refouler tout au fond de moi, dans ce magma boueux et sombre dans lequel je n’osais pas regarder. Les enfermer vivants, les emmurer, clore la porte et jeter la clef.
Et continuer à avancer pour ce sauver ce monde.

A mesure que la fatigue montait, la réalité semblait s’éloigner encore davantage. L’univers pâlissait sous mes yeux, et il n’était rien que je puisse faire pour l’en empêcher. Une impuissance tragique qui me hantait.
La sensation de brûlure s’intensifia dans ma pauvre tête, j’avais l’impression d’être en feu.

J’ai fini par tomber bien sûr.

J’ai glissé sur une flaque d’eau, et mes jambes ont lâché. Les traîtresses. Maudites soient-elles.
Les larmes sont venues d’elles-mêmes. Elles ont baigné mon visage, les sanglots m’ont déchiré la poitrine. J’ai senti mon âme se déchiqueter, emportée par morceaux. Les démons devaient être sortis de leur cage.

J’ai tenté de me recroqueviller. Peut-être que si je prends le moins de place possible, que si je me colle au sol, je finirai par ne plus faire qu’un avec la terre, comme un appendice grotesque et pleurant.
Espoir pathétique. Que tu es donc stupide, souffla la voix méprisante.
Mais après tout, l’espérance est la dernière malédiction sortie de la boîte de Pandore.

J’ai soudain eu une vision de cette boîte ouverte comme un cercueil, et j'ai tremblé.

Brusquement, un type s’est penché sur moi. Vous allez bien ? Vous voulez que je vous aide à vous relever ?
J’ai dû lui jeter un regard injecté de sang. Il a reculé.
Partez. Partez sombre idiot, vous qui ignorez encore que vous êtes un damné comme moi ! J’ai hurlé comme une bête féroce.
Ne comprend-t-il pas que c’est moi qui tourne depuis que la Terre a cessé de tourner ? Maudite soit sa compassion, son empathie. J’ai tenté de le rouer de coups. Laissez-moi ! Dégagez ! Dégagez ou je mords !

Une douleur aiguë dans mon crâne. Je gémis. Je ne sais pas combien de temps a duré ma prostration. Quand je levai enfin la tête, il était parti.

Je voulais le rappeler, m’excuser, mais les sons ont refusé de franchir la barrière de mes lèvres. Les mains sur le mur, je parvins à me relever.
Je n’avais donc pas besoin de sa main tendue comme une offrande ! Pas besoin de sa pitié.
J’éprouvais une sorte de fierté sauvage à penser cela.

C’est à ce moment-là que j’ai vu le chat.
C’est un animal psychopompe, je le sais, et la terreur envahissante que j’ai ressentie n’avait rien d’humain.

Et toi, quelle est ta raison d’être ?

La question a résonné comme une condamnation. J’ai trouvé la force de courir encore, moi qui m’en croyais incapable. Je veux échapper aux prunelles fendues et inquisitrices du chat.
J’ai peur.

Je refuse le sacrifice, mais tant que son regard vert me poursuivra, je ne serai pas en paix.

Je veux fuir, partir, tout quitter. Etendre mes ailes et m’envoler vers ailleurs. Mais où ?

Là, entre mes yeux, une lumière éclatante.

Je tends la main, je l’atteindrai. Je le sais. Encore un petit effort…

Puis le monde fut oblitéré et tout devint noir.

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Ecriture Ludique
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Lundi 23 juin 2008

Exercice 42 pour la communauté écriture ludique.

A partir de la courte phrase "IL ETEINT LA LUMIERE (...) ET FERMA LA PORTE LENTEMENT (...)", il s'agit d'écrire un texte qui viendra s'insérer dans les ... (il y a donc deux parties à écrire), en incluant les 7 mots suivants (les verbes peuvent être conjugué, comme toujours) : fenêtre, vent, changer, rester, ramasser, corné, dehors.


Elle éteignit la lumière. La pièce obscure paraissait soudain étrangère, subtilement différente.

Il ferait beau ce soir, elle alla ouvrir la fenêtre, pour que le vent frais de la nuit rafraîchisse un peu la pièce étouffante de chaleur estivale.

Elle s'assit sur la vieille chaise de bureau à roulettes, trop basse, mais elle ne pensait jamais à la remettre correctement. Et puis, maintenant, elle avait pris l'habitude, elle se retrouvait presque penchée sur la table, le nez dans ses feuilles.

Elle ramassa son vieux stylo plume jaune, celui qu'elle avait tant manié qu'il semblait avoir appris seul à se glisser dans sa main, à réagir à ses pensées plutôt qu'à ses mouvements. Faute d'avoir apprivoisé son écriture, elle avait du moins apprivoisé son stylo.

Le bloc-note attendait sagement. Elle le soupçonnait d'être doté d'une volonté propre. D'être capable de se cacher les jours où il ne voulait pas être mis à contribution. Mais il était sage ce soir. Ce serait une bonne journée.

Elle l'ouvrit à la page cornée, en prenant soin de ne rien lire, puis vérifia sa réserve d'encre. Tout était prêt.

Les nuages s'écartèrent un instant dehors, éclairant la scène d'une aura lunaire.

Il y eut courant d'air. Elle se leva et ferma la porte lentement.

Puis elle alluma la veilleuse devant sa table, petite bulle de lumière qui l'isolait du monde. Elle relit alors, avec une sorte de timidité, le dernier paragraphe.

Il n'avait pas bougé lui, il était resté là, immobile, à attendre qu'elle vienne. Qu'elle change, qu'elle redevienne la voyante qui comprenait l'histoire, qu'elle trouve en elle le courage de l'écrire.

Les premiers mots coururent sur le papier, la plume crissait tandis que tout un monde se mettait à flotter devant ses yeux...

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Ecriture Ludique
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Vendredi 13 juin 2008

Ivresse livresque, I
Ivresse livresque, II


Le livre comme un fil fragile dans les méandres de l'imagination.

V

L'infinie puissance du lecteur. Comme si le livre n'existait que pour être lu. Je lis, donc j'existe.
Je lis donc je fais exister...
La douce griserie des infinis recommencements.
Chaque fois que je reprendrai le livre, j'entendrai la voix tremblotante de Solal déguisé en vieillard souffler la plus belle déclaration d'amour que j'ai jamais lue.
Chaque fois que mes doigts se glisseront jusqu'au dernier chapitre, j'irai, souffle de vent invisible et pourtant là, chanter la complainte d'un Jean Valjean mort solitaire. Et pourtant tu n'étais pas seul, accompagné par les larmes de tes milliers de lecteurs.
Je suis seule face au livre, mais je sais en marchant dans la rue que d'autres que moi, ces inconnus, sont pourtant mes frères, eux qui gardent la même tombe isolée dans un recoin de leur mémoire.

VI
Le livre comme destin.
Je peux croire, rêver ma toute-puissance, décider que les choses se passeront différement. Ne pas lire le dernier chapitre, et Esméralda ne sera pas pendue.
Mais ne pas le lire, le temps comme suspendu, arrêté, n'empêchera jamais le sort de s'accomplir, les mots ne changent pas, le destin est le même.
C'était écrit.
Ananké, fatalité.

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Mercredi 11 juin 2008

épisode 1

épisode 2

Avant que le monde ne change, et que la magie ne le déserte pour gagner l'univers de l'imaginaire, la fière cité d'Ys se dressait au milieu de la mer... Et on chantait son nom jusqu'aux limites du monde connu.
Et elle devait durer mille ans, et mille années encore, et pourtant cela ne fut pas.
Ecoutez-moi, ô Voyageur, car voici comment la fière cité d'Ys trouva la ruine...

Ker Ys était la cité de la reine Dahut. On la disait pécheresse et cruelle, mais peut-être était-elle simplement la dernière reine celte devant l'intrusion du christianisme...

Quoi qu'il en soit, l'Etranger, l'Homme Rouge, d'aucun dirent le Diable lui-même, causa sa perte. Il vint un soir de tempête et l'hospitalité lui fut accordée.
Le vent soufflait avec rage, la mer tourbillonnait, et les vagues de plus en plus hautes venaient se fracasser sur les murs de la cité. Tous les éléments semblaient pris de fureur, et peut-être était-ce un avertissement...

Devant l'effroi de l'Etranger, Dahut rit et déclara :
"Ne crains rien, inconnu, ce n'est point la première tempête que nous connaissons, l'eau ne peut s'introduire dans la cité, nos murs sont trop hauts et nos portes trop solides.
- Mais si elles s'ouvraient malencontreusement ?
- Alors tu devrais en appeler à la clémence des éléments, car tu n'aurais guère de chance de t'en sortir ! Mais n'aie point d'inquiétude, il n'existe qu'une clef pour ouvrir les portes, et mon père la porte autour du cou.
- J'aurais cru que seule la maîtresse de la ville était digne d'avoir ce pouvoir, et non point qu'elle le délèguerait à un autre, fût-il son père et un roi." dit doucement l'Etranger...

Dahut ne dit rien. Déjà le poison du doute s'était introduit en âme.

Il y eut fête ce soir-là. Gradlon s'enivra et partit dormir. Dahut et l'Homme Rouge s'en furent dans la chambre de la princesse. Mais une fois que leur désir mutuel eût été comblé, alors que l'Etranger s'était endormi, Dahut songea à son père ivre, et à sa clef d'or...

Serez-vous surpris si je vous dis qu'elle gagna silencieusement la couche de son père, et que la précieuse clef changea de propriétaire ?

Et pendant ce temps-là, le vent et l'eau n'en pouvaient plus de colère, et les éclairs frappaient si souvent qu'on pouvait y voir comme en plein jour. C'était une nuit de destruction, une nuit où un monde prenait fin.

Nul ne sait qui ouvrit les portes de la Cité.
Non, nul ne le sait même si bien des rumeurs ont couru...
Pour certains, ce serait Dahut elle-même, ensorcelée par l'Etranger. Pour d'autres ce fut lui, l'Homme Rouge, qui vola la clef à sa toute nouvelle maîtresse et provoqua le malheur.
Ce qui est sûr, c'est que nul ne sut jamais qui était cet homme, ni à plus forte raison pourquoi il avait agi... car nul ne le revit jamais.

Et ce soir-là, ce soir de tempête où les éléments étaient en folie, l'eau entra dans la cité, dévasta les maisons, noyant les habitants, hommes, femmes, enfants...
Aucun n'en réchappa.

Dans les hautes tours du palais, Gradlon s'éveilla pour voir la cité s'engloutir. Il courut au seul être qui pouvait l'aider, Morvac'h, le cheval de mer, et l'enfourcha.
Sa fille Dahut parvint à s'accrocher à lui et à monter également sur le cheval.
Et ils fuirent ainsi la cité engloutie, celle qui avait été Ys, la plus belle ville du monde.

C'est alors que Guénolé survint. Il vit Gradlon, il vit Dahut.
" Gradlon ! Gradlon ! Ne comprends-tu pas ? C'est la volonté de Dieu si la cité maudite a été détruite ! Ils étaient païens et Dieu a frappé ! Même ton cheval ne peut te sauver, si tu ne renonces pas à toutes les anciennes coutumes, si tu ne rejettes pas le démon assis derrière toi !"
Ainsi parla Guénolé.

Les vagues roulaient, les cieux tonnaient et même Morvarc'h avait du mal à avancer. Alors Gradlon, la mort dans l'âme, poussa sa fille dans les flots.


Au matin, le soleil se leva sur la mer apaisée de la baie de Douarnenez. Plus rien n'indiquait qu'une cité s'était jadis trouvée là. Ses fières tours avaient été abattues.

Gradlon, qui était parvenu à gagner la terre ferme, ne se remit jamais vraiment du cataclysme. Il gagna Quimper, dont il fit sa nouvelle capitale, et renonça à jamais à la religion des celtes.
C'est depuis ce temps-là que la Bretagne s'est couverte d'un blanc manteau d'églises...

Et Dahut, me direz-vous ?
Et bien, elle était magicienne, et née de la mer. Elle devint une sirène, de celles qui sont appelées les mari morgan (mor gan : née de la mer), à l'apparence entièrement humaine.
Elle règne toujours sur Ker Ys, et y emmène les hommes trop rêveurs qui succombent à son chant...
Parfois, sur la lande, quand souffle le vent, on entend encore sonner les cloches de la cité engloutie.

C'était l'histoire de Ker Ys, ô Voyageur. Entende qui veut.

 

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Mardi 10 juin 2008

épisode 1

Gradlon retourna donc en Armorique, avec sa fille nouvellement née, Dahut.

- Ah bon, il ne s'appelait pas Gradlon de Cornouailles ?
- Si, mais il était roi d'Armorique, ce n'est peut-être pas rationnel, mais c'est ainsi. Ne m'interrompez pas, s'il-vous-plaît.


Dahut donc, fille de Gradlon et de Malgven, née en mer, ne put jamais cacher la fascination que l'immense océan exerçait sur elle. Elle était reine, une reine celte au plus fort de sa splendeur, une femme libre et fière, respectant les anciennes coutumes.
Mais son père Gradlon de Cornouailles (mai Roi d'Armorique) écoutait souvent un nouveau conseiller venu de l'intérieur des terres, un certain abbé Guénolé (devenu plus tard Saint Guénolé, mais il n'était pas encore canonisé à l'époque). Quand Gradlon se convertit à la nouvelle religion, le christianisme, Dahut sut que les choses allaient changer.
En effet Guénolé, ne pouvant supporter la conduite "celtique" de Dahut (notamment une grande liberté dans le choix de ses partenaires amoureux) convainquit le roi que la "pécheresse" devait quitter le royaume, sous peine de grands malheurs. Mais Gradlon ne pouvant se résodre à se séparer de sa fille, l'autorisa à rejoindre la Cité d'Ys, dans la baie de Douarnenez.

Nul ne sait à la vérité, si la cité d'Ys a été construite entourée par la mer, ou si, comme certaines traditions l'affirment, elle aurait été construite près de mille ans plus tôt sur la terre ferme et, les eaux ayant monté, aurait progressivement été entourée de digues protectrices.
Quoi qu'il en soit, quand Dahut la rejoint, on ne pouvait y accéder que par deux grandes portes qui formaient sas, et que l'on ouvrait avec une clef d'or, dont Gradlon était seul dépositaire.
Il ne s'en séparait jamais, la portant autour de son cou.

Ker Ys était alors la plus belle cité du monde connu. Située au carrefour de grandes routes maritimes, elle voyait passer les navires chargés de marchandises. Ses tours blanches et effilées se découpaient dans le ciel, on entendait depuis la berge chanter les invocations aux anciennes puissances...
Comme un défi - ou simplement une preuve de tolérance ? - on y construisit même une église. Et les cloches sonnaient sur la mer.

Peut-être que Dahut a fini par devenir folle, enfermée au milieu de toute cette beauté. Une cage dorée reste une cage. Ou peut-être qu'à force de s'entendre dire qu'elle était pécheresse, elle a voulu justifier une telle affirmation...
Ou peut-être encore ne s'agit-il que de calomnies, puisque ce sont les chrétiens, les convertis, qui ont lancé la rumeur.

Il fut dit que Dahut, reine de Ker Ys, passait chaque nuit avec un homme différent, qui était tué à l'aube.

Dahut, reine sanglante de la cité des eaux...

Un jour frappa à la porte de la cité un voyageur réclamant l'hospitalité.
Hospitalité qui lui fut bien évidemment accordée, non pas, comme vous pourriez être amené à le croire, à cause des "appétits" de Dahut, mais surtout parce que l'hospitalité est très importante pour les Celtes. Ils forment en effet un peuple extrêmement xénophile, ce qui est rapporté de nombreuses fois par des auteurs sérieux et notamment Caius Julius Caesar dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. D'ailleurs à ce propos...

- Ce n'est pas vrai, elle ne va pas parler d'autre chose !
- Bon, bon, d'accord, je me concentre sur la suite...


Revenons-en à ce voyageur inconnu. Inconnu, il l'est pour nous, mais il l'était aussi pour Dahut et les siens, à qui il refusa de donner son nom. Simplement, comme il était entièrement vêtu de rouge, il est nommé "l'Homme Rouge" dans la plupart des versions de la légende, et ce sera également le cas ici.
Pour les chrétiens, il n'aurait été autre que Satan lui-même, ce qui peut rendre perplexe vu ses actions...
Car il causa la perte de Dahut et de la fière cité d'Ys...

 

épisode 3

par Harmonie publié dans : Mes univers, mes écrits communauté : Les Cheminants
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Je remercie SaT pour m'avoir gentiment offert le dessin qui me sert d'avatar. Drôlement sympa, vous ne trouvez pas ? (c'est lui qui dessine La République des Fourmis ).

 

Je remercie aussi Padidu qui est en train de me fabriquer une bannière.  Et C_kissa qui m'as aidée pour mon fond.
(Voir mon Atelier... )

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