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Voyages...

Ceux qu'il faut aussi voir...

Jeudi 5 juin 2008
"Erudition. Poussière tombant d'un livre dans un crâne vide. "
Ambrose Bierce
Le dictionnaire du Diable

"A quoi bon apprendre ce qui est dans les livres, puisque ça y est ? "
Sacha Guitry

"L'avantage de la prison sur le collège, c'est qu'en prison on n'est pas obligé de lire les livres écrits par les geôliers. "
George Bernard Shaw

"Retenez bien ceci : Livre = connaissance = pouvoir = énergie = matière = masse. Une bonne bibliothèque n'est donc qu'un trou noir cultivé."
Terry Pratchett
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Mercredi 4 juin 2008

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux. "
Jules Renard,
Journal

"Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours."
Christian Bobin,
La plus que vive

"Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser."
Douglas Jerrold

"La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire."
Victor Hugo,
Discours d'ouverture du congrès littéraire, 1878

"A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime." 
Nicole Védrès

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Vendredi 11 avril 2008

Il y a des périodes de sa vie où on se pose beaucoup de questions.

Comme tous les enfants, je me suis posée des questions existentielles. Et je serai reconnaissante toute ma vie à mes parents pour m'avoir laissé explorer mes chemins, m'avoir laissé la liberté de poser des questions, encore et toujours.

Quand je suis entrée au collège, je suis partie dans un établissement privé catholique. Pure stratégie d'évitement scolaire (ma mère m'a demandé de préciser que ce n'était absolument pas pour éviter dans l'absolu le collège de quartier, mais simplement parce qu'après une année de CM1 passée à lire des livres que j'avais le droit de ramener en classe et une année de CM2passée à fabriquer des maisons de poupées (je n'avais plus le droit de lire) il fallait que je me trouve dans un endroit où on me ferait bosser un peu).
Je me considérais alors comme une athée implicite (cf Vocabulaire ). Partir dans un établissement tenu par des soeurs m'a conduite à me poser des questions sur la religion.
Je suis donc allée voir ma mère pour savoir où je pourrais lire la Bible. Et nous sommes allées ensemble en acheter un exemplaire.
Je l'ai lue, en entier, avec soin.
A travers la lecture de l'Ancien Testament, j'ai perçu (du haut de mes dix ans) que le judaïsme était une religion de respect de l'autre. Et j'ai infiniment admiré ce respect, qui m'a aidée à grandir.
Du Nouveau Testament, je garde la notion d'amour. Que tous les hommes étaient frères, je le savais déjà. C'est une des évidences de ma vie, des choses dont je ne doute pas. Mais ce texte m'a aidée à le formuler.
La Bible m'a beaucoup apporté, et j'ai su grâce à elle que je n'avais pas la foi dans les religions révélées.
Ensuite, j'ai voulu lire le Coran. Je l'ai dit à ma mère, et nous sommes allées ensenble en acheter un exemplaire.
De ma première lecture du Coran, j'ai finalement assez peu de souvenirs. Je me souviens surtout d'avoir pensé que c'était très proche de la Bible par beaucoup de points. Il me faudra découvrir le soufisme pour véritablement me plonger dans ce texte.
Je ne lirai le Mahâbhârata que trois ans plus tard.
J'en ai conclu que sur le domaine de la foi, j'étais une agnostique.

De la même époque date ma découverte des Lumières. Je lisais Voltaire, Diderot, Montesquieu en même temps que les textes sacrés. Découverte du "cogito" de Descartes, et crise existentielle (j'en avais déjà eu, des crises existentielles, j'ai eu une période "Secte des Egoïstes" pour reprendre le titre d'un livre d'Eric-Emmanuel Schmitt, vers mes huit ou neuf ans). Mais avec Descartes est venue pour la première fois la certitude de ne rien savoir.
Que Je étais un Autre, je le savais depuis Rimbaud (CE2...), que je n'existais peut-être pas, ça m'avait aussi traversé la tête (oui, au bout d'un moment je me suis lassée de croire que les autres n'existaient pas et j'ai fini par me dire que c'était peut-être bien moi qui n'avais pas d'existence, pour ce que j'en savais).
Le Cogito ne m'a jamais convaincue : je suis d'accord qu'il y a quelque chose qui doute, donc quelque chose qui pense, mais qui me dit que ce quelque chose c'est moi ? cela m'a semblé être un artifice de langage. Si c'était un verbe impersonnel (sur le modèle de "il pleut") que ce truc qui pense soit "je" ça ne nous aurait peut-être pas paru aussi évident.

A onze ans, j'en ai donc conclu que je n'existais peut-être pas, pas plus que vous d'ailleurs.

Donc je me suis posée des questions sur tout. Sur le sens de l'Univers aussi bien que sur la politique. Sur la philosophie, sur l'économie, sur l'histoire, sur l'humanité et sur ce que j'allais manger le lendemain.

Des questions, des questions, toujours des questions (exemple : Révélation). Et à chaque fois, essayer de me comprendre. Car c'est en comprenant qui je suis, comment je pense, pourquoi je réagis ainsi, que j'essayais (essaye ?) d'appréhender le monde.

Ce qui a un peu calmé le tourbillon, ç'a été ma découverte de l'Architecture. Et donc du sens que je voulais donner à ma vie.

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Lundi 31 mars 2008

"Nous devons tous apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"
Martin Luther King, discours du 31 mars 1968 (il y a quarante ans)

"La tolérance ne devrait être qu'un état transitoire. Elle doit mener au respect. Tolérer c'est offenser."
Goethe, Maximes et réflexions

"Tolérez mon intolérance"
Jules Renard, extrait de son journal

"Il y a des gens qui vis-à-vis de certains problèmes, font preuve d'une grande tolérance. C'est souvent parce qu'ils s'en foutent."
Mark Twain, de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens

"Le public fait preuve d'une tolérance étonnante. il pardonne tout sauf le génie."
Oscar Wilde, The Critic as an Artist

"Tolérance ? Il y a des maisons pour cela !"
Paul Claudel

"Tolérance : c'est quand on connait des cons et qu'on ne dit pas les noms."
Pierre Doris

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Mercredi 26 mars 2008

Il n'est pas dans mon habitude de faire des citations aussi longues, mais ce passage est tout simplement excellent. Il est évident que tous ceux qui auraient eu le malheur de passer à côté de cet ouvrage sont cordialement invités à combler au plus vite cette immense lacune.

Le narrateur - Casaubon - discute avec Jacopo Belbo au comptoir d'un bar.

"- Mais vous, que savez-vous sur les Templiers?
- Moi je travaille dans une maison d'édition et dans une maison d'édition convergent sages et fous. Le métier du conseiller éditorial est de reconnaitre d'un coup d'oeil les fous. Quand quelqu'un remet les Templiers sur le tapis, c'est presque toujours un fou.
- Ne m'en parlez pas. Leur nom est légion. Mais les fous ne parleront tout de même pas tous des Templiers. Les autres comment les reconnaissez vous ?
- Le métier. Je vais vous expliquer, vous qui êtes jeune. A propos quel est votre nom ?
- Casaubon
- N'était-ce pas un personnage de Middlemarch ?
- Je l'ignore. En tout cas s'était aussi un philologue de la Renaissance, je crois. Mais nous ne sommes pas parents.
- Ce sera pour une autre fois. Vous remettez ça ? Deux autres, Pilade merci. Donc. Au monde il y a les crétins, les imbéciles, les stupides et les fous.
- Il ne va pas rester grand-chose !
- Si, nous deux, par exemple. Ou au moins, sans vouloir offenser, moi. Mais en somme, quiconque, à y regarder de près, participe de l'une de ces catégories. Chacun de nous de temps à autre est crétin, imbécile, stupide ou fou. Disons que la personne normale est celle qui mêle en une mesure idéale toutes ces composantes, ces types idéaux.
- Idealtypen.
- Bravo ! Vous savez aussi l'allemand ?
- Je le baragouine pour les bibliographies.
- De mon temps, qui savait l' allemand ne passait plus sa licence. Il passait sa vie à savoir l'allemand. Je crois que c'est ce qui arrive avec le chinois aujourd'hui.
- Moi je ne le sais pas suffisamment, comme ça je passe licence et maîtrise. Mais revenons à votre typologie. Le génie, c'est quoi, Einstein, par exemple ?
- Le génie, c'est celui qui fait jouer une composante de façon vertigineuse, en la nourrissant avec les autres composantes." Il but. Il dit: " Bonsoir bellissima. Tu as encore fait une tentative de suicide ?
- Non, répondit la passante, à présent je suis dans un collectif.
- Parfait", lui dit Belbo. Il revint à moi:" On peut organiser aussi des suicides collectifs, qu'en pensez-vous ?
- Mais les fous ?
- J'espère que vous n'avez pas pris ma théorie pour argent comptant. Je ne suis pas en train de mettre l'univers en ordre. Je m'explique sur ce qu'est un fou pour une maison d'édition. La théorie est ad hoc, d'accord ?
- D'accord. A présent c'est moi qui paie.
- D'accord. Pilade, s'il vous plait moins de glace. Sinon elle ne va pas tarder à se mettre de la partie. Alors. Le crétin ne parle même pas, il bave, il est spastique. Il plante son sorbet sur son front, par manque de coordination. Il prend la porte-tambour en sens contraire.
- Comment fait-il ?
- Lui, il y arrive. Raison pour quoi il est crétin. Il ne nous intéresse pas, vous le reconnaissez tout de suite, et il ne vient pas dans les maisons d'édition. Laissons-le à son sort.
- Laissons-le.
- Etre imbécile est plus complexe. C'est un comportement social. L'imbécile est celui qui parle toujours hors de son verre.
- Dans quel sens ?
- Comme ça." Il pointa l'index à pic hors de son verre, indiquant le comptoir. " Lui, il veut parler de ce qu'il y a dans son verre, mais sans savoir comment ni pourquoi, il parle en dehors. Si vous voulez, en termes communs, c'est celui qui fait des gaffes, qui demande des nouvelles de sa charmante épouse au type que sa femme vient de larguer. Je rends l'idée ?
- Vous la rendez. J'en connais.
- L'imbécile est fort demandé, surtout dans les occasions mondaines. Il met tout le monde dans l'embarras, mais ensuite il offre matière à commentaires. Dans sa forme positive il devient diplomate. Il parle hors de son verre quand se sont les autres qui ont fait une gaffe, il fait dévier les propos. Mais il ne nous intéresse pas, il n'est jamais créatif, c'est du rapporté, il ne vient donc pas offrir de manuscrits dans les maisons d'édition. L'imbécile ne dit pas que le chat aboie, il parle du chat quand les autres parlent du chien. Il se mêle les pinceaux dans les règles de la conversation et quand il se les mêle bien il est sublime. Je crois que c'est une race en voie d'extinction, c'est un porteur de vertus éminement bourgeoises. Il faut un salon Verdurin, ou carrément une famille Guermantes. Vous lisez encore ces choses-là, les étudiants ?
- Moi, oui.
- L'imbécile c'est Mac-Mahon qui passe en revue ses officiers et en voit un, couvert de décorations de la Martinique. "Vous êtes nègre ?" lui demande-t-il. Et l'autre:" Oui mon général !" Et Mac-Mahon:" Bravo, bravo, continuez !" Et ainsi de suite. Vous me suivez ? Excusez-moi, mais ce soir je fête une décision historique de ma vie. J'ai arrêté de boire. Un autre ? Ne répondez pas, vous me faites sentir coupable, Pilade !
- Et le stupide ?
- Ah. Le stupide ne se trompe pas dans son comportement. Il se trompe dans son raisonnement. C'est celui qui dit que tous les chiens sont des animaux domestiques qui aboient, mais que les chats sont aussi des animaux domestiques et donc qu'ils aboient. Ou encore, que tous les Athéniens sont mortels, tous les habitants du Pirée sont mortels, et donc tous les habitants du Pirée sont athéniens.
- Ce qui est vrai.
- Oui, mais par hasard. Le stupide peut même dire une chose juste, mais pour des raisons erronées.
- On peut dire des choses erronées, il suffit que les raisons soient justes.
- Parbleu. Autrement pourquoi tant peiner pour être des animaux rationnels ?
- Tous les grands singes anthropomorphes descendent de formes de vie inférieures, les hommes descendent de formes de vie inférieures, donc tous les hommes sont de grands singes anthropomorphes.
- Pas si mal. Nous sommes déjà sur le seuil ou vous soupçonnez que quelque chose ne cadre pas, mais il faut un certain travail pour démontrer quoi et pourquoi. Le stupide est des plus insidieux. L'imbécile, on le reconnaît tout de suite (sans parler du crétin), tandis que le stupide raisonne comme vous et moi, sauf un écart infinitésimal. C'est un maître ès paralogismes. Il n'y a pas de salut pour le conseiller éditorial, il devrait y passer une éternité. On publie beaucoup de livres de stupides parce que, de prime abord, ils nous convainquent. Le lecteur d'une maison d'édition n'est pas tenu de reconnaître le stupide. L’Académie des sciences ne le fait pas, pourquoi l'édition devrait-elle le faire ?
- La philosophie ne le fait pas. L'argument ontologique de saint Anselme est stupide. Dieu doit exister parce que je peux le penser comme l'être qui a toutes les perfections, y compris l'existence. Il confond l'existence dans la pensée et l'existence dans la réalité.
- Oui, mais la réfutation de Gaunilon est stupide elle aussi. Je peux penser à une île dans la mer, même si cette île n'existe pas. Il confond la pensée du contingent et la pensée du nécessaire.
- Une lutte entre stupides.
- Certes, et Dieu s'amuse comme un fou. Il s'est voulu impensable rien que pour démontrer qu'Anselme et Gaunilon étaient stupides. Quel but sublime pour la création, que dis-je, pour l'acte même en vertu duquel Dieu se veut. Tout finalisé pour la dénonciation de la stupidité cosmique.
- Nous sommes entourés de stupides.
- Pas d'issue. Tout le monde est stupide, sauf vous et moi. Mieux encore, sans vouloir offenser, sauf moi.
- J'ai dans l'idée que la preuve de Godel à quelque chose à voir là-dedans.
- Je ne sais pas, je suis crétin. Pilade !
- Mais c'est ma tournée.
- On partagera après. Epiménide, Crétois, dit que tous les Crétois sont menteurs. S'il le dit, lui qui est Crétois et connaît bien les Crétois, c'est vrai.
- C'est stupide.
- Saint Paul. Lettre à Titus. Et maintenant ceci: tous ceux qui pensent qu'Epiménide est un menteur ne peuvent que se fier aux Crétois, mais les Crétois ne se fient pas aux Crétois, par conséquent aucun Crétois ne pense qu'Epiménide est un menteur.
- C'est stupide ou pas ?
- A vous de voir. Je vous ai dit qu'il est difficile d'identifier le stupide. Un stupide peut même obtenir le prix Nobel.
- Laissez-moi réfléchir... Certains de ceux qui ne croient pas que Dieu a créé le monde en sept jours ne sont pas des fondamentalistes, mais certains fondamentalistes croient que Dieu a créé le monde en sept jours, par conséquent personne qui ne croit que Dieu a créé le monde en sept jours n'est fondamentaliste. C'est stupide ou pas ?
- Mon Dieu - c'est le cas de le dire... je ne saurais. Et selon vous ?
- Ca l'est dans tous les cas, même si c'était vrai. Ca viole une des lois du syllogisme. On ne peut tirer de conclusions universelles de deux propositions particulières.
- Et si le stupide c'était vous ?
- Je serais en bonne et séculaire compagnie.
- Eh oui, la stupidité nous entoure. Et peut-être par un système différent du notre, notre stupidité est leur sagesse. Toute l'histoire de la logique consiste à définir une notion acceptable de stupidité. Trop immense. Tout grand penseur est le stupide d'un autre.
- La pensée comme forme cohérente de stupidité.
- Non. La stupidité d'une pensée est l'incohérence d'une autre pensée.
- Profond. Il est deux heures, d'ici peu de temps Pilade va fermer et nous ne sommes pas arrivés au fous.
- J'y viens. Le fou, on le reconnaît tout de suite. C'est un stupide qui ne connaît pas les trucs. Le stupide, sa thèse, il cherche à la démontrer, il a une logique biscornue mais il en a une. Le fou par contre ne se soucie pas d'avoir une logique, il procède par court-circuits. Tout, pour lui, démontre tout. Le fou a une idée fixe, et tout ce qu'il trouve va pour la confirmer. Le fou, on le reconnaît à la liberté qu'il prend par rapport au devoir de preuve, à sa disponibilité à trouver des illuminations. Et ça vous paraîtra bizarre, mais le fou, tôt ou tard, met les Templiers sur le tapis.
- Toujours ?
- Il y a aussi les fous sans Templiers, mais les fous à Templiers sont les plus insidieux. Au début vous ne les reconnaissez pas, ils ont l'air de parler normalement, et puis, tout à coup ..." Il ébaucha un signe pour commander un autre whisky, changea d'avis et demanda l'addition. " Mais à propos des Templiers. L'autre jour un type m'a laissé un manuscrit dactylographié sur le sujet. J'ai tout lieu de croire que c'est un fou, mais à visage humain. Le manuscrit commence sur un ton calme. Voulez-vous y jeter un coup d’œil ?
- Volontiers. Je pourrais y trouver quelque chose qui me serve.
- Je ne pense vraiment pas. Mais si vous avez une demi-heure de libre, faites un saut chez nous. Au 1 de la via Sincero Renato. Ca me servira plus à moi qu'à vous. Vous me direz tout de suite si ce travail mérite, selon vous, d'être pris en considération.
- Pourquoi me faites-vous confiance ?
- Qui vous a dit que je vous faisais confiance ? Mais si vous venez, j'aurais confiance. J'ai confiance en la curiosité."
Un étudiant entra, le visage décomposé:" Camarades, les fascistes sont au bord de Naviglio, avec des chaînes !
- A coup de barre, je vais y aller", dit celui qui portait des moustaches à la tartare et qui m'avait menacé à propos de Lénine. "Allons, camarades ! " Ils sortirent tous.
" Qu'est ce qu'on fait ? On y va ? demandai-je culpabilisé.
- Non, dit Belbo. C'est le genre d'alarme que Pilade fait circuler pour déblayer son troquet. Pour le premier soir ou j'arrête de boire, je me sens altéré. Ce doit être la crise d'abstinence. Tout ce que j'ai dit, jusqu'à cet instant compris, est faux. Bonne nuit, Casaubon."

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  • : Harmonie
  • sapientia.amanda.est
  • : Terre Univers
  • : J'ai toujours trouvé que l'autoportrait était un exercice difficile... Ah si, je me balade parfois sous le nom d'Etoile (Etoile = Harmonie).

Remerciements

Je remercie SaT pour m'avoir gentiment offert le dessin qui me sert d'avatar. Drôlement sympa, vous ne trouvez pas ? (c'est lui qui dessine La République des Fourmis ).

 

Je remercie aussi Padidu qui est en train de me fabriquer une bannière.  Et C_kissa qui m'as aidée pour mon fond.
(Voir mon Atelier... )

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